J’accompagne mon enfant sur internet

EPCOMonthey - Education numérique

J’accompagne mon enfant sur internet

Les restrictions parentales ou le manque d’intérêt de l’enfant peuvent être les raisons qui repoussent l’échéance des débuts sur le web, mais immanquablement, votre enfant arpentera les différents sites, les différentes applications, les différents jeux proposés par la vasteté du monde virtuel. Si les concepteurs* donnent quelques conseils et quelques restrictions (surtout pour se protéger eux-mêmes), accompagner un enfant dans ce nouvel exercice peut engendrer des craintes et des tensions au sein du cocon familial. Des fois trop laxistes d’autres fois trop sévères, les parents peuvent se sentir dépassés face à la croissance incessante de ce nouveau monde.
La marche à suivre idéale en ce qui concerne l’accompagnement d’un enfant sur internet n’existe pas au vue des nombreux facteurs à prendre en considération. Chaque enfant est différent, une méthode qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Néanmoins, quelques conseils vous sont proposés ci-dessous:

1. Fixer quelques règles non-négociables au sein de la famille.

Un élève du Cycle d’orientation de Monthey: « Je sais que dans ma famille le natel c’est à 13 ans, du coup je sais que ça ne sert à rien de le demander à 9 ans à 10 ans, à 11 ans. C’est comme ça pour tout le monde et mes frères et soeurs ont dû aussi attendre. »
Des règles claires et précises suivies par tous les membres de la famille peuvent éviter de nombreux sujets conflictuels. Si aucune règle n’a été mentionnée en ce qui concerne le premier téléphone, il peut paraître normal qu’un enfant en réclame un régulièrement.

2. Discuter d’un cadre avec votre enfant.

Le cadre peut être perçu comme l’ensemble des règles et des conduites à adopter dans un contexte donné. Celui-ci est bien évidemment dicté et posé par les parents, mais dans certaines situations, impliquer son enfant peut être très bénéfique. Certaines règles peuvent même être rédigées communément afin d’avoir un contrat clair. Cette méthode favorise la responsabilité de l’enfant envers ce qu’il a décidé lui-même. Exemple:  » J’ai négocié avec mes parents 2h d’écran samedi et je sais que si je les dépasse je perds 30′ la semaine suivante, nous en avons discuté ensemble. »

3. Privilégier la surveillance au détriment du contrôle.

Certains parents prônent le contrôle total et veulent avoir les mots de passe et un accès complet à tout ce que leur enfant fait dans le monde virtuel. Si cette méthode peut effectivement se montrer bénéfique, elle peut aussi motiver l’enfant à trouver des subterfuges afin de naviguer en toute intimité. L’accompagnement de son enfant dans l’univers virtuel effraie à juste titre, mais laisser une zone de liberté à son enfant reste primordial. Vous ne suivez pas votre enfant quand il est à son entrainement ou qu’il joue dehors avec ses amis. Dans ces situations vous savez où il se trouve sans forcément être avec lui. Cette méthode peut être appliquée sur internet.
Une élève de l’école primaire de Monthey:  » Ma mère me demande de temps en temps de me montrer ce que je fais sur le natel, c’est normal parce que je suis encore jeune, je suis contente qu’elle me fasse confiance. »

4. S’intéresser à ce que l’enfant fait sur internet.

Comme mentionné à plusieurs reprises, l’avancée de cet univers virtuel ne semble montrer aucune limite. A peine un nouveau smartphone cartonne qu’un autre propose de nouvelles fonctionnalités, tout juste vous comprenez enfin comment un réseau social fonctionne qu’un autre encore plus compliqué est déjà sorti. Cette réalité crée de plus en plus d’écart intergénérationnel, dans ce domaine. Si les recherches sur internet peuvent évidemment fournir certaines réponses factuelles, rien ne vaut une explication voir même une démonstration donnée par votre enfant lui-même. Qu’on le veuille ou non, cet univers virtuel se cristallise de plus en plus au sein de notre société. Aborder ce sujet uniquement dans des moments conflictuels peut pousser votre enfant à garder son utilisation secrète. Un intérêt porté aux divers pratiques virtuelles de votre enfant peut instaurer un climat de confiance qui permettrait aux parents d’augmenter sainement la surveillance. Une maman d’un adolescent :« Je vois que mon enfant est content quand je lui demande simplement s’il a gagné à Fortnite. Je n’y comprends rien mais au moins on en discute.

5. Utiliser un logiciel de contrôle parental

Même si le contrôle n’est pas une bonne chose dans toutes les situations, un logiciel de contrôle parental peut être nécessaire pour les débuts de votre enfant sur internet. Les larges possibilités qu’offrent le monde virtuel peuvent motiver votre enfant à tout explorer. Au vue des nombreux dangers présents, l’accessibilité à certains contenus inappropriés devraient être restreints voir bloqués selon l’âge de votre enfant. Plusieurs applications comme « FamiSafe », « Qustodio » ou encore « Family Link » vous permettent de contrôler l’historique de navigation, de voir les appels téléphoniques ou même de bloquer certains réseaux sociaux. De nombreux logiciels et/ou applications de contrôle existent sur le net, l’apple sotre (appareils Apple) et le play store (appareils androïde)

6. Discuter avec son opérateur d’un abonnement ajusté aux besoins de son enfant.

Au-delà du téléphone portable en lui-même, les réelles inquiétudes des parents tournent souvent autour des réseaux sociaux, des jeux vidéo et des contenus gênants/choquants. Si l’ordinateur a longtemps été l’outil principal pour surfer sur le web, aujourd’hui le smartphone a largement pris le dessus et grâce à cet outil, il est possible d’avoir une accessibilité quasiment totale aux contenus présents sur internet. Gérer et limiter la connexion internet de votre enfant peut être une bonne solution pour ses débuts. Les différents opérateurs réseaux proposent des abonnements adaptés à chaque situation. Si vous ne souhaitez par exemple pas que votre enfant puisse se connecter en dehors de la maison, c’est tout à fait possible.

7. Discuter/Informer/Echanger

Même si vous avez l’impression d’être dépassés sur plusieurs aspects de ce monde virtuel, vous pouvez apporter de nombreuses informations importantes pour la sécurité de votre enfant. Si le contrôle reste bien évidemment un élément incontournable, l’accompagnement et l’éducation le sont tout autant.
Il est clair que vous ne pourrez pas être toujours présents pour veiller au bien être de votre enfant sur le web. Essayez d’aborder au mieux les différentes thématiques importantes (fake news, pornographie, cyber-harcèlement, lois, hyper-connectivité…) avant qu’un potentiel souci ne se produise. Pas besoin de connaître les réseaux sociaux du moment pour expliquer à votre enfant qu’on ne peut pas se fier à tout ce que l’on voit sur internet, pas besoin non plus de connaître les youtubeurs du moment pour décortiquer avec votre enfant le chemin quasiment impossible à parcourir avant de pouvoir en faire une profession.

*Dans le présent document, les termes utilisés pour désigner des personnes sont pris au sens générique, ils ont à la fois valeur d’un féminin et d’un masculin.













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