Qu’est-ce que le cyberharcèlement?

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Qu’est-ce que le cyberharcèlement?

Le harcèlement reste sans doute l’un des fléaux les plus douloureux présent au sein du milieu scolaire. En Suisse, les cas recensés ne cessent d’augmenter, d’autant plus avec la croissance sans limite des nouvelles technologies et des réseaux sociaux.
Le harcèlement peut être défini comme des attaques physiques, verbales et/ou psychologiques répétées et perpétrées par une personne ou un groupe de personne, à l’encontre d’une autre personne ou un autre groupe de personne. Si les raisons du harcèlement demeurent multiples, les différences physiques, culturelles, religieuses, économiques… semblent être les leviers principaux qui enclenchent cet engrenage infernal.

Il va sans dire que tous les élèves qui ont fait face à du harcèlement durant leur vie, même avant l’avènement de l’ère numérique ont dû considérablement souffrir. Néanmoins, l’apparition et l’utilisation régulière de ces appareils et de ces applications de communication ont propulsé le harcèlement à un échelon supérieur. Les victimes n’ont pratiquement pas de répit, même chez eux entre quatre mûrs, le harcèlement continue et se transforme alors en cyberharcèlement. Une personne est « cyberharcelée » lorsque ces attaques susmentionnées se pratiquent à l’aide des réseaux sociaux, des jeux vidéo en ligne, des messageries instantanées… en bref à tout ce qui se rapporte à internet. A noter que le vol d’identité virtuel, la diffamation, le happy-slapping, la propagation de rumeur à l’aide des canaux numériques, le piratage… sont également considérés comme une forme de cyberharcèlement. Les conséquences de ce phénomène encore trop peu considéré peuvent être un énorme bouleversement pour les victimes qui restent généralement marquées, durant de nombreuses années.

Comment se protéger du (cyber)harcèlement?

Protéger une victime du harcèlement et/ou du cyberharcèlement s’avère être une épreuve relativement compliquée, d’une part, parce que les victimes se renferment souvent sur elles-mêmes et n’osent pas en parler, de l’autre car les agresseurs ne prennent parfois pas conscience du terrible impact de leurs actes.

« Mais nous on fait ça seulement pour rigoler y’a rien de méchant… »
« Tout le monde dit ça, alors moi j’ai fait comme tout le monde! »
 » Il rigolait avec nous, alors on pensait pas qu’il souffrait. »
« Mais elle sait qu’on rigole. »


De plus, le monde virtuel offre de nombreuses solutions qui permettent aux harceleurs de rentrer en contact avec leur victime tout en gardant leur identité secrète.
Malgré tout quelques réflexes devraient être rapidement adoptés par les victimes qui se retrouvent malheureusement dans de telles situations:

1. En parler! A ses parents, à son enseignant, aux médiateurs scolaires, à ses amis, à un membre de sa famille… à quelqu’un qui pourra faire bouger la situation.
2. Ne pas minimiser la situation! Même si un grand groupe le fait et que le comportement semble être devenu la norme du groupe.
3. Confronter les agresseurs! Ne pas rigoler même si tout le monde le fait, montrer que cette situation est vraiment déplaisante. Peut être que les agresseurs prendront conscience de leurs actes.
4. Garder toutes les preuves possibles! A l’aide notamment de la fonction capture d’écran présente sur la plupart des smartphones.
5. Garder ses comptes privés et faire un tri dans ses amis sur les réseaux sociaux et les jeux vidéo.
6. Bloquer et/ou supprimer les commentaires.
7. Se retirer quelques temps des réseaux sociaux. Même s’il va sans dire que ce n’est pas la victime qui est responsable du mauvais comportement de ses agresseurs, se couper quelques instants du monde virtuel en attendant que la situation se décante peut parfois être une aide.
8. Aider la victime! en lui parlant ou en parlant à un adulte de confiance. Un témoin doit venir en aide à la victime (dans la mesure du possible).
9. Porter plainte! Certaines situations méritent l’attention et l’intervention de la justice.

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